Dimanche 1 février 7 01 /02 /Fév 10:40
Vailly-sur-Aisne - Situé en bordure du plateau au-dessus de Vailly, le château de Rouge-Maison était au début du siècle dernier la propriété de la famille de Monclin. Il a été détruit lors des combats de la Première Guerre mondiale, et reconstruit à un emplacement légèrement différent (je remercie Monsieur Daniel Siret de cette dernière info) (coll. Michel Migrenne). Le 6 décembre 1839, le Général baron Félix y fut assassiné, à coups de couteau,  par son valet de chambre, nommé Jean-Pierre Venturini. L'assassin, pourchassé par les gendarmes et la population, se réfugia dans une creutte qu'on appelle depuis la carrière de Venturini. Jugé en Cour d'assises à Laon et condamné aux travaux forcés à perpétuité, Venturini échappa aux gendarmes en sortant du palais de justice, et se tua en sautant du haut des remparts sur la Couloire. - Ci-dessous, vue de la carrière de Venturini (coll. Daniel Siret).
Carri-re-Venturini1.jpg

Vailly-sur-Aisne - Vue de l'autre château de Rouge-Maison, il s'agissait en fait d'une orangie construite en 1857 à l'emplacement d'un ancien couvent de Picpus supprimé à la Révolution. Détruite pendant la Grande Guerre, elle n'a pas été reconstruite (coll. michel Migrenne).


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Dimanche 18 janvier 7 18 /01 /Jan 11:45
Au début du siècle dernier, les habitants de la région du Chemin des Dames disposaient d'une autre ligne de chemin de fer, le C.B.L. (Chemin de fer de la Banlieue de Laon), qui leur permettait notamment de rejoindre la préfecture de l'Aisne au départ de Bruyères-et-Montbérault. Longue au total de 14 km, cette voie métrique desservait les communes de Nouvion-le-Vineux, Presles-et-Thierny, Vorges, Bruyères-et-Montbérault et Laon (arrêts à Ardon, Sta-Viator, la Hurée, Vaux, gare, Montreuil et La Neuville). La ligne fut officiellement inaugurée le 25 août 1907.

Bruyères-et-Montbérault - Ces deux vues (une carte-photo et une carte imprimée) ont été prises le même jour, avant l'inauguration officielle, puisque la carte du bas est datée du 20 août 1907. On notera d'ailleurs la présence d'échelles ; sur la vue du bas, le petit bâtiment de droite n'est pas encore couvert de tuiles (coll. personnelle).


Bruyères-et-Montbérault - Vues extérieure et intérieure de la gare du CBL, qui est cette fois-ci complètement achevée. Il fallait compter près d'une demi-heure pour se rendre de Bruyères à la gare de Laon (coll. personnelle).


Laon - Arrivée du train du "Chemin de fer de Bruyères" à la gare, en 1912 (coll. Jean-Charles Balla).


Horaires du CBL en été 1909 (coll. personnelle).
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Dimanche 11 janvier 7 11 /01 /Jan 10:55
Vous êtes nombreux à apprécier les vues des gares du CBR (Chemin de fer de la Banlieue de Reims), qui desservait les communes de la vallée de l'Aisne (cf. Le CBR (I) et Le CBR (II)), avec un embranchement de Roucy à Corbeny (cf. Le CBR, de Roucy à Corbeny). Voici d'autres vues de ces petites gares, telles qu'elles se présentaient avant la Première Guerre mondiale.

Ces vues sont classées dans le sens allant de Soissons à Guignicourt. Imaginons que nous sommes le 1er janvier 1905. D'après les horaires publiés dans Le Rappel de l'Aisne de janvier 1905, voici les heures de passage dans les différentes gares énumérées ci-dessous, en partant de Soissons (gare du Nord) à 10h28 du matin :

Vailly-sur-Aisne - Il est 11h20 (coll. Daniel Siret).


Cys-la-Commune - Il est 11h32, le train entre en gare (coll. Michel Migrenne).


Bourg-et Comin - Il est 11h45 (coll. personnelle).


Villers-en-Prayères-Oeuilly - Il est 11h52. Au fond, on aperçoit l'imposante cheminée de la sucrerie des Hautes-Rives (coll. personnelle).


Maizy-Beaurieux - Il est 12h01 (coll. personnelle).


Concevreux - Il est 12h12 (coll. Rémy Besnard).


Bouffignereux-Guyencourt - Il est 12h24 (coll. Rémy Besnard).


Berry-au-Bac - Il est 12h53 (coll. Claude Peudepièce).


Guignicourt (halte du CBR) - Il est 13h13 (coll. Michel Migrenne).


Neufchâtel-sur-Aisne - Passé Guignicourt, en direction d'Asfeld et de Rethel, voici une très belle vue de la gare de Neufchâtel (coll. Michel Migrenne).


Pontavert, sur l'embranchement de Roucy à Corbeny - Au départ de Roucy, la gare était desservie à 6h44, 8h50, 17h42 et 20h34 (coll. Rémy Besnard).


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Samedi 3 janvier 6 03 /01 /Jan 15:30
Les "cendrières" étaient de petites industries propres à la Picardie, notamment au département de l'Aisne, où elles étaient nées au XVIIIe siècle. Des gisements de lignite pyriteux situés dans les vallées de l'Aisne et de l'Ailette étaient transformés en "cendres noires". Ces dernières furent d'abord utilisées comme engrais, et produites dans ce but. Les "cendres de Picardie" étaient semées de mars à juin "seulement sur les prairies, les trèfles et les luzernes". L'usage agricole des cendres commença toutefois à régresser dès 1850-1860. Ces cendres furent par la suite utilisées par l'industrie chimique et transformées en sulfate de fer et en alun.

Filain - Après avoir été criblées sur une claie, les cendres étaient chargées dans des wagonnets, puis embarquées dans des péniches, sur le canal de l'Oise à l'Aisne. Le siège de l'entreprise Delgorgue était situé à Cys-la-Commune (cliché Houde, coll. personnelle).


Urcel - Cendrières du domaine de Mailly, appartenant au comte de Changy et administrées par Monsieur G. Clavelier. Les cendres sont passées à la claie, puis chargées dans des wagonnets pour le départ . Cette scène est particulièrement intéressante, car elle a été réellement prise sur le vif (cliché Delahaye, coll. personnelle).


Vailly-sur-Aisne - Puits de forage destiné à rechercher la "terre houille" (c'est-à-dire le lignite) dans la vallée de l'Aisne, en 1904 (Entreprise De Hulster frères, de Crespin, dans le Nord). Les sondages furent réalisés jusqu'à 137 mètres de profondeur (cliché Vergnol, coll. Daniel Siret).

Source : Guy Pluchart, "Cendrières et usines vitrioliques dans le département de l'Aisne 1753-1914", in Mémoires de la Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie de l'Aisne, 1995, p. 81-109. Tous mes remerciements à Monsieur Michel Migrenne pour m'avoir signalé cet intéressant article.
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Jeudi 1 janvier 4 01 /01 /Jan 00:00

Je présente à tous les lecteurs et lectrices de ce blog mes

meilleurs voeux pour une excellente année 2009 !


Depuis sa création (12 juillet 2008) jusqu'au 31 décembre 2008, ce blog a été consulté par 9752 "visiteurs uniques" (nombre de personnes différentes ayant visité le blog pendant une journée), et 37208 pages ont été vues.

Un grand merci à toutes et à tous pour votre fidélité et pour l'intérêt que vous portez à ce blog.

Je tiens également à remercier tous les collectionneurs qui m'ont aidé à élaborer ce blog, et tout spécialement : MM Rémy Besnard, Michel Migrenne, Claude Peudepièce et Daniel Siret.

Amicalement,

Dumultien.
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Dimanche 28 décembre 7 28 /12 /Déc 10:02
Situé non loin du célèbre fort de Condé-sur-Aisne, le petit village de Vregny (165 habitants en 1905) jouissait d'une très belle ferme, qui appartenait à Monsieur Viéville-Meunier, agriculteur. Ce dernier n'était autre que le maire de la commune, et l'un des associés de la société qui exploitait la sucrerie de Pont-Rouge (cf. Industries locales). Le photographe soissonnais G. Nougarède a eu l'excellente idée de nous léguer un superbe cliché de cette ferme.

Vregny - Vue très animée de la ferme de Monsieur Viéville-Meunier. Outre les nombreux ouvriers agricoles, on n'y dénombre pas moins de 17 chevaux et 4 boeufs. La maison d'habitation (les fenêtres d'une pièce du rez-de-chaussée sont pourvues de barreaux, l'argent des payes des ouvriers devait y être entreposé), munie d'un pignon à pas-de-moineaux (en escalier), est caractéristique de l'architecture du Soissonnais (cliché Nougarède, coll. personnelle).

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Jeudi 25 décembre 4 25 /12 /Déc 11:53
Je souhaite un joyeux Noël et d'excellentes fêtes de fin d'année à tous les lecteurs et lectrices de ce blog, de plus en plus nombreux, et les remercie de leur fidélité.

Amicalement,

Dumultien.
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Dimanche 14 décembre 7 14 /12 /Déc 11:16
Protestante et originaire d'Allemagne (de Werther, en Westphalie), la famille Walbaum avait fait fortune à Reims au XIXe siècle dans le négoce du champagne (les Walbaum étaient alliés aux Hiedsieck) et des transports. Au début du siècle dernier, Henri-Louis Walbaum (1845-1909), négociant à Reims, possédait à Pontavert une grande propriété, constituée d'une villa, le chalet Walbaum, et d'un moulin à vent, dit le moulin Walbaum.

Publicité parue dans l'Almanach-annuaire Matot-Braine de 1909, en 3e de couverture. On y constate que cette entreprise prospère avait des succursales dans tout le Nord de la France, mais aussi à Londres et à Anvers (coll. personnelle).


Pontavert - Vue d'ensemble de la propriété Walbaum. A gauche le moulin, et à droite le chalet (coll. Rémy Besnard).


Pontavert - Vue du chalet Walbaum avant 1914. Dans ses Lettres, notes et carnets 1914-1918, le Général de Gaulle, alors jeune officier, nous livre le témoignage suivant : "J'ai été faire un tour dans Pontavert, notamment dans la maison Walbaum. Quelle misère ! Cette jolie et élégante villa est à demi éventrée par les obus. Une bombe au milieu du jardin. Tout est sens dessus dessous, ce qui ne fut pas chapardé est gâché, brisé, détruit. Partout des trous d'obus" (cité par Marcel Mulot, Pontavert, Mémoire d'un village, 7000 ans d'histoire, Pontavert, 1994, p. 314) (coll. Claude Peudepièce).


Pontavert - Vue du "moulin à vent" de la propriété Walbaum (coll. Rémy Besnard). Il s'agissait en fait d'une centrale électrique servant à produire la force motrice des dynamos et de la pompe d'alimentation en eau de la propriété. Il a été détruit par le Génie qui l'a fait sauter le 16 mars 1918 à 11 heures (tous mes remerciements à Monsieur Francis Walbaum pour ces informations). Sur ce moulin, voir également l'article P comme Pontavert (moulin) de l'excellent blog de Gil Alcaix, Dictionnaire du Chemin des Dames.


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Samedi 6 décembre 6 06 /12 /Déc 22:17
Voici quelques nouveaux clichés des petits cafés de village de la région du Chemin des Dames, tels qu'ils se présentaient avant la Première Guerre mondiale.

Bièvres - Sur la route conduisant à Laon (via Chérêt et Bruyères), près d'un arbre séculaire, voici le café tenu par la Veuve Blot (vers 1913). Cet unique commerce de la commune tenait également lieu d'auberge, d'épicerie et de débit de tabac (coll. personnelle).


Cys-la-Commune - Près de la station du C.B.R. (Chemin de fer de la Banlieue de Reims), voici le café de la Gare, tenu par Monsieur H. Charpentier. Ce commerce était également la succursale n°64 des Etablissements Goulet-Turpin (coll. Michel Migrenne).


Saint-Erme - Un peu plus au Nord du Chemin des Dames, le café-restaurant Berlizot-Amboise faisait aussi office de bureau de tabac. Le nom du propriétaire nous rappelle que la famille paternelle de l'abbé Adhémar Amboise (1866-1925), curé de Bouconville, Chermizy, Ailles, Neuville et Arrancy, était originaire depuis au moins le XVIIe siècle de Saint-Erme (coll. personnelle).


Vailly-sur-Aisne - Près de la gare du C.B.R., voici vers 1909 le café-restaurant Cegret, qui était également une pension de famille (coll. Daniel Siret).

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Mercredi 3 décembre 3 03 /12 /Déc 21:38
Voici quelques autres vues de bureaux de poste de la région du Chemin des Dames avant la Grande Guerre.

Amifontaine - En 1909, le facteur receveur était Monsieur Pillon. Il y avait deux distributions : l'une à 7 heures du matin et l'autre à 2 heures de l'après-midi (coll. Rémy Besnard).


Cys-la-Commune - Dans cette petite localité, le courrier était distribué à 6 heures du matin et à 14 heures en 1913 (coll. Michel Migrenne).


Vailly-sur-Aisne - Cet important bureau de poste occupant une maison bourgeoise avait pour receveuse Mademoiselle Liénart en 1905, puis pour receveur Monsieur Aubry de 1909 à 1914 (coll. Michel Migrenne).

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